Le 21 avril, j'ai lu sur le site du journal "Le Monde" que l'Unesco avait officiellement lancé la Bibliothèque numérique mondiale (BNM, en anglais : "World digital library"). Celle-ci a été inaugurée au siège parisien de l'organisation, et rejoint donc les deux grandes bibliothèques en ligne, Google Book Search et Europeana, qui permettent déjà aux lecteurs de consulter des millions de livres sur Internet.
À cette occasion, je suis allé faire un tour sur les différents sites évoqués... et la BNM a rapidement gagné ma curiosité. En effet, même si les 2 autres permettent de visualiser tout ou partie de milliers de livres (plus ou moins facilement d'ailleurs), la BNM vise à réunir des types de documents bien plus variés, telles que des estampes, des cartes, des enregistrements, des commentaires d'oeuvres, etc.
De plus, l'interface graphique du site - très réussie - a l'air très intuitive et très fonctionnelle. La recherche se fait sans aucun problème - on peut définir entre autres la zone géographique, la période et le thème qui nous intéressent -, et une fois que l'on a trouvé le document qu'il nous fallait, il suffit de l'ouvrir pour en avoir une visibilité surprenante : tourner les pages, zoomer et dézoomer n'aura jamais été aussi pratique !
Enfin, même si la BNM n'est pas encore très riche - mais ça viendra ! -, elle semble contenir des documents que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Par exemple, une carte de France datant de 1724, ou un manuscrit du "Genji-monotari" (le "Dit du Genji"), un joyau de la littérature japonaise du XIe siècle considéré comme un des romans les plus anciens du monde. Ou encore, la première carte mentionnant l'Amérique (datant de 1507), ainsi qu'une peinture africaine, vieille de huit mille ans, représentant des antilopes ensanglantées... Si on ajoute que l'on peut même télécharger certains de ces bijoux, il y a de quoi être séduit !
Bref, selon moi, plus qu'un bijou, c'est en fait un vrai trésor qui s'ouvre à nos yeux ébahis. Et si cette bibliothèque a pour buts principaux de mettre à disposition des internautes les ressources des plus grandes bibliothèques internationales (Arabie saoudite, Brésil, Chine, Égypte, États-Unis, France, Japon, Royaume-Uni, Russie, pour ne citer qu'elles...), de fournir gratuitement du matériel éducatif, de promouvoir les valeurs de l'Unesco - comme la diversité linguistique et la compréhension entre les cultures - et de réduire la "fracture numérique" entre les peuples... je crois qu'elle est bien partie pour y parvenir... et peut-être en acquérir d'autres !
Au creux de nos mères qu'il fait bon mûrir, et puis j'ai vu de la lumière alors je suis sorti... Et j'ai dit : Bonne idée !